• Ducasse St Servais 2014

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    Ducasse St SERVAIS

     

    Chers Amis de la Ducasse St Servais, un petit aperçu du déroulement de la version 2014

    Vendredi 16 mai,

    Soirée jeux de société dès 19 h organisée par Cécilé et Didier

    Site : www.clubanousdejouer.be

    Concours de manille

     

    Samedi 17 mai

    7h à 18h BROCANTE

    5€ l'emplacement ( métrage illimité ! )
    café offert a tous les participants  , toilettes sur place ( gratuites ), animations sur la brocante toute la journée ( clown Pompon, forains , chapiteau , terrasse ... ) , petite restauration sur place 
    pas de nourriture ( excepter artisanale , pas de frites , hamburgers , pizza , spiritueux , ... )
    afin de nous excuser pour les problèmes de circulation dans le village , les habitants de Stambruges ET de Granglise ne payent pas leurs emplacements .
    Contact : 0477 87 57 03 en 2013 , plus de 100 participants !!!

    de 13h à 18h Bivouac du 3 ème Régiment d'Artillerie

     15h Grand Prix Léon Delplanque dit "Le Crolet" : course de vélos humoristiques

    20h Soirée Dansante

     

    Dimanche 18 mai

     Dès 8 h Bourse aux plantes et Bienvenue aux artisans . 
    A cette occasion,
    -
    de 09h45 à 10h45, atelier peinture sur pierre ,
    thème "coccinelle" ,organisé parNature, Terre, 5 sens
    Site : 
    www.terrenature5sens.be 
    Participation : 3 € , merci de réserver au 0478.38.24.51 Places limitées

    - De 11h à 12h ,  un Atelier culinaire inter-générations ( de 6 ans à 77 ans et plus)
    sera organisé par
    La Cuisine de Babette , et Pierre( maximum 32 personnes , inscription 2.50€ la personne)
    Pour l'Atelier cuisine : 069 57 57 33 Site : 
    www.lacuisinedebabette.net
    Tous les artisans sont bienvenus, contact 069 56 25 94

    - A partir de 9h et en cours de journée, Parcours photos, ouverture du Musée Carlier, passage salle des Pagusses

    - Dès 14h ,après-midi Guingette

    - Dès 15h, Jeux sur plaine, avec les Sorcières de Stambruges

    participation du 3 ème Régiment d'Artillerie

     

    Jeux où chaque personne inscrite pourra se mesurer à nos intrépides Sorcières, à , la course brouette, l'agilité, la version jeux d'eau et autres... Après les épreuves Sportives, un questionnaire départagera les participants

     

    Nous profitons de ce courier pour remercier tous les commerçants qui par leur soutien permettent la réalisation de cette ducasse. Vous les retrouverez sur le site : http://stambruges-mon-village.skynetblogs.be

     

    Vous désirez offrir de votre temps , contact au 069 56 25 94, Merci d'avance

    Lien permanent Catégories : 4-A DUCASSE ST SERVAIS, YC- 2014 Ducasse St Servais 0 commentaire
  • Michel Raulier : La presse clandestine Belge pendant la première guerre mondiale

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    La presse clandestine Belge pendant la

    première guerre mondiale

     

    Il y a quelques années un ami, en partance pour l’étranger, me remit quelques documents ayant circulés pendant la grande guerre au sein de la région montoise. Après analyse, ceux-ci se révélèrent d’un intérêt non négligeable témoignant d’un aspect méconnu du premier conflit mondial au cœur des territoires occupés.

    Début du vingtième siècle, la presse est le seul moyen de diffusion d’idées et d’opinions et bien que revendiquant sa liberté d’expression, elle se trouve souvent censurée afin de préserver le peuple de pensées subversives. Jusqu’à l’occupation germanique, notre presse se soumet de bonne grâce à la censure militaire belge, mais dès l’invasion de notre patrie, la plupart des journaux cessèrent de paraître, adoptant la devise « plutôt souffrir que trahir ». Néanmoins, certains continuèrent leurs diffusions souvent avec la collaboration de publicistes allemands en acceptant ainsi le dictat de l’occupant.

    L’année 1915 vit apparaitre une presse clandestine, fruit d’intellectuels et de membres du clergé qui risquaient par cette action patriotique la détention ou pire la peine capitale. On comptera jusqu’à septante journaux illégaux bravant la censure ennemie, ils auront une diffusion plus ou moins large, certains ayant une vie éphémère tandis que d’autres paraissant jusqu’à la fin du conflit.

    Parmi les précieux documents en ma possession, il y en a un particulièrement intéressant par sa rareté et sa diffusion assez réduite, il s’agit du numéro un du Belge l’organe des vrais patriotes. Journal clandestin décrit en ces termes par Bernadette Schmitz en 1974 dans son mémoire sur la presse clandestine de la grande guerre1 :

     

    Titre : Le Belge

    Sous-titre : L’organe des vrais patriotes

    Devise : «Flamands, Wallons, ce sont que des prénoms. Belge est le nom de famille »

    Fondation : le 15 aout 1915.

    Direction : Jules Carlier, président du comité central industriel de Belgique.

    Impression : probablement à Bruxelles, Mr De Staerke imprima le numéro quatre et fut arrêté.

    Périodicité : totalement irrégulière, très peu d’exemplaires par numéro.

    Nombre de numéros parus : Sept (d’aout à novembre 1915).

    Format : 22x14.

    Nombre de pages : huit à douze.

    Tendance : Le journal dénonce les atrocités allemandes, mensonges, massacres et l’usage des gaz asphyxiants. Il fait l’éloge de l’armée Belge et informe les Belges du règlement de la Haye ignoré par les allemands.

    Collection : La bibliothèque royale de Belgique possède les numéros deux à six 2

    Remarque : il n’est pas certain que les numéros un et sept aient existé3

     

    journal.jpg

     

    Le premier numéro parait le 15 aout 1915, cinq articles que nous allons analyser ci-dessous et un poème patriotique constituent cette première publication.

    Le titre ne laisse aucun doute sur la nature de ces quelques feuilles : Le BELGE organe des vrais patriotes, à répandre et distribuer, nous nous trouvons bien en présence d’un journal clandestin publié au nez et à la barbe de l’ennemi.

    Le premier article « A nos compatriotes », tire à boulets rouges sur la presse officielle et dénonce les mensonges de celle-ci tout en signalant qu’une alternative existe, rétablissant ainsi la réalité. Il s’agit ici que d’une entrée en la matière !

    La suite reste sur la même lignée, « anniversaire » fustige l’envahisseur, qui en se faisant passer pour une victime, attaquée de partout, justifie ainsi l’invasion de notre pays. Encore une fois, ce numéro rétabli la réalité en démontant point par point les arguments ennemis et dénonce les tentatives de paix trop favorables à l’envahisseur.

    « La reprise des affaires » traite des aspects économiques, signalant au passage le pillage de la machine économique belge, entrainant faute d’emploi les ouvriers dans la misère4.

    «Le 4 août »  dénonce le couvre-feu dont sont victimes les Belges suite à une publication patriotique qui préconisait les différentes façons de célébrer le 4 et 20 août, la réponse de l’occupant ne se fait pas attendre : dès 19 heures, interdiction de circuler ou de se rassembler, les contrevenants risquant de fortes amendes voire l’emprisonnement.

    Le dernier article critique un ouvrage, La conquête de la Belgique, écrit par le major Von Strantz, ce dernier tentant de justifier les atrocités allemandes. Les envahisseurs se plaignent d’avoir affaire à une armée belge soutenue massivement par les civils, hommes et femmes n’hésitant pas à prendre les armes contre les forces ennemies. Les allemands disent ne pas faire face à une nation civilisée, où le soldat combat le soldat5. Ce sera là le justificatif des massacres perpétrés contre la population civile6.

    Michel Raulier

    1 Bernadette Schmitz, La presse clandestine de la Grande Guerre. Essai d’identification des périodiques belges clandestins et analyse de trois d’entr’eux au cours de l’année 1918, Bruxelles, 1974 (mémoire de l’Institut supérieur d’études sociales de l’Etat).

     

    2 Actuellement, la Bibliothèque royale de Belgique possède tous les numéros de cette publication.

     

    3 Remarque n’étant plus d’actualité.

     

    4 A la fin de 1916, les autorités communales seront sommées d’établir les listes de sans-emplois. Dès octobre, certains connaitront la déportation en Allemagne afin de combler le manque de main d’œuvre dont a besoin la machine industrielle germanique. Dans le nord de la France, d’autres seront affectés à des travaux militaires, mon grand-père paternel, originaire de Tertre, fera partie de ces derniers. Il sera détenu au camp de Locquignol dans des conditions inhumaines, connaitra le froid et la faim, contraint à creuser les tranchées allemandes à proximité du front. Il sera finalement libéré par les anglais en 1918.

     

    5 La peur du franc-tireur trouve son origine aux souvenirs de la guerre franco-prussienne de 1870.

     

     

    6 Du 5 au 26 aout 1914, l’armée impériale allemande passa 5000 civils par les armes dans une centaine communes de Wallonie et y détruisit près de 15000 maisons.

     

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