Le bombardier américain abattu le 20 octobre 1943 sur les champs de Quevaucamps

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En relisant l'interview de Monsieur Marcel Dath , "El Djen" , par Bernard Degaute, ce passage m'a intriguée ainsi que l'hommage de la stèle commémorative du Lancier depuis ce 24 10 2017

 

"Marcel : L'Américain qui était revenu à la maison Henri Cnudde il y a 10 15 ans et que tu as filmé ( en 1995).....

 

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Avec l'autorisation des  familles Carlson et Cnudde

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Margareth Carlson , épouse Fricke, fille de Charles Vernon "Chuck" CARLSON et Marie Pierre épouse de Guy Cnudde

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 Marcel Dath :

Mon papa travaillait au chemin de fer à Blaton. Et d'la guerre, il y a un avion qui est tombé. Donc en allant travailler m'papa a pris un morceau de l'carlingue  et il en a fait un grand chausse-pieds. Il avait marqué la date de l'avion derrière.

Quand L'Américain est revenu, il était avec sa femme et la femme d'un autre aviateur , décédé entre-temps. Il a été enchanté de recevoir ce souvenir de son avion. Il est retourné avec le chausse-pied en Amérique. 

Bernard : C'est l'avion qui est tomé près du Lancier où il y a une stèle commémorative ? 

Marcel : mon père m'a dit qu'il était tombé entre la gare de Blaton et la Grand Route où il y a un fermier le long de cette route, derrière le bosquet la masse de l'avion se trouvait là.

Bernard : Et la pierre au Lancier , c'est pour un autre avion alors ?

Marcel : Non, c'est pour cet avion là. Tu sais, maintenant on met des souvenirs partout. Ils ne savaient pas où le mettre alors, ils l'ont mis là."

Avdm : Monsieur Dufrasnes Bourgmestre en explique la raison ainsi : il fallait un lieu de passage pour cet hommage, pas éloigné de l'endroit réel qui se trouvait au milieu de champs.

Avdm : pour l'histoire, Monsieur Carlson n'est jamais revenu en Belgique. Le chausse-pieds a donc une autre histoire.

Suite à un entretien avec Monsieur Philippe Fouquemberg , celui-ci me transmet la version française du livre

 

"La route de retour"

 

 Avdm : j'y ai découvert le patriotisme de la famille Cnudde 

 

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Un Extrait du Réseau Comète 

 

 http://www.evasioncomete.org/fcarlsocv.html

PERSONNE CACHÉE JUSQU'À LA LIBÉRATION

Dernière mise à jour le 21 août 2015.

Charles Vernon "Chuck" CARLSON / O-678500
239 Cedar Avenue, Minneapolis, Minnesota.
Né le 16 novembre 1917 à Minneapolis, Minnesota / † le 06 août 1997 à Morris, Minnesota.
1st Lt, USAF 96 Bomber Group 339 Bomber Squadron, bombardier.
Lieu d'atterrissage: dans un bois entre Ecacheries et Gorier, au nord du Bois de Stambruges, Hainaut, Belgique.
Boeing B-17F-BO Flying Fortress (Forteresse Volante), 42-30372, MZ-P / "Shack Rabbit III", abattu le 20 octobre 1943 par un chasseur allemand FW190 lors d'une mission sur Düren.
Avion écrasé en deux parties la queue à Hensies et la carlingue à Quevaucamps (Entité de Beloeil). 
Durée : 10½ mois. 
Caché dans le Pas-de-Calais jusqu’à la Libération le 2-3 septembre 1944.

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Informations complémentaires :

Rapport de perte d'équipage MACR 1017. Rapport d'évasion E&E 1665 disponible en ligne.

L'appareil (qui était assigné au 413 Bomb Squadron) décolle de la base de Snetterton Heath. A l'approche des côtes du Continent, le sur-compresseur du moteur n° 4 a des ratés et le pilote Bob Grimes doit mettre cette hélice en drapeau. L'avion parvient cependant à rester dans la formation, en dernière position. Le temps est mauvais sur la Belgique et la formation doit prendre de la hauteur pour passer au-dessus des nuages, ce que le " Shack Rabbit III " ne peut faire avec seulement trois moteurs. Au moins six chasseurs allemands Fw190 attaquent alors l'appareil esseulé. Le moteur n° 2 est touché et Grimes, qui a de plus en plus difficile à contrôler l'appareil qui perd davantage d'altitude, donne l'ordre d'évacuer.

Quatre hommes perdront la vie, le copilote 2nd Lt Arthur Charles Pickett, dont le parachute ne s’est apparemment pas ouvert ou ses sangles se sont emmêlées, l’aviateur tombant sur une maison à Harchies et perdant la vie quelques minutes après sa chute ; l'opérateur radio T/Sgt Frederick William MacManus, atteint d’une balle à la tête, décédé à bord ; le mitrailleur gauche S/Sgt Jerome Chester Nawracaj (qui aurait trouvé un vélo peu après son atterrissage, mais aurait été dénoncé le 21 octobre par une femme à laquelle il avait demandé son chemin. S’éloignant rapidement à vélo, il aurait été abattu, atteint au dos par des soldats allemands) et le mitrailleur arrière S/Sgt George Carl Janser, bloqué dans la queue de l’appareil qui se détache après une explosion.

Charles Carlson, dont c’est la deuxième ou troisième mission, et cinq autres parviendront à s'évader : Robert GrimesJames McElroyRobert MetlenTheodore Kellers et Harold Sheets.

Une explosion à l'intérieur de l'avion projette Carlson hors de l'appareil. Il estime son altitude à ce moment à environ 6000 m. Le visage fort brûlé, les mains plus légèrement, il atterrit au sommet d’un arbre, souffrant terriblement du dos, tordu lors de l’ouverture de son parachute endommagé par une balle à bord de l’avion. Il parvient finalement à se dégager, tombe lourdement sur le sol, se cassant un os du pied. Il constate qu’il n’a pas de kit d’évasion ni son revolver 45 automatique restés dans sa veste de vol dans l’avion.

Le rapport d’évasion de Charles Carlson est très succinct et la majorité des détails qui suivent proviennent du récit publié en 1996 sur base de ses souvenirs (voir en bas de page).

Il enterre son équipement avant de quitter l’endroit en boitant, y retournant précipitamment à la vue de cyclistes sur la route. La voie étant redevenue libre, il se dirige vers le sud-ouest, voulant s’éloigner au plus vite de l’aérodrome allemand qu’il avait aperçu plus au nord durant sa chute (la base 404 de la Luftwaffe, l’actuel aérodrome de Chièvres). Il doit se cacher dans une rigole d’écoulement lorsqu’un appareil allemand ME 210 ayant décollé de la base survole plusieurs fois l’endroit, manifestement à sa recherche. Il ne peut se remettre en route que lorsque l’avion s’éloigne en direction du lieu où son B-17 s’est écrasé. Trempé et transi, il retourne dans le bois chercher sa combinaison chauffante électrique, puis reprend sa marche, cette fois dans une autre direction, plus vers le nord.

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Il suit un sentier et un homme vient à sa rencontre. Carlson, qui a envie de fumer mais n’a pas d’allumettes, lui offre une cigarette, que l’homme accepte, la mettant en bouche, imité par l’aviateur qui attend… jusqu’à ce que l’homme comprenne et lui donne du feu. Ils tentent de se faire comprendre, sans grand succès. Carlson devine cependant que par gestes, l’homme tente de lui dire que des soldats allemands sont à la recherche des parachutistes. L’homme lui donne sa boîte d’allumettes et le fait se cacher dans un bosquet, indiquant d’y rester jusqu’à son retour à la nuit tombée. Carlson, un peu méfiant, grimpe dans un arbre, d’où il pourra mieux observer la suite des événements. Dans la soirée, l’homme revient, seul, et Carlson descend de son perchoir, sous le regard amusé de l’autre qui tape Carlson dans le dos, manifestant son appréciation quant à la manœuvre.

L’homme était revêtu de deux paires de pantalons et de deux manteaux. Il donne un pantalon et un manteau à Carlson qui les enfile pour recouvrir son uniforme. Les deux hommes se mettent alors en route, Carlson marchant avec difficulté, aidé cependant dans sa marche par la fermeté du contrefort de ses chaussures qui, contrairement à ses bottes de vol, n’avaient pas été éjectées lors de l’explosion. Après environ 5 km, ils traversent un pont surplombant un canal (le Canal Blaton-Ath). Ils tournent vers la droite (dans la Rue du Calvaire) et, à peine 1,5 km plus loin, ils doivent se cacher dans l’ombre pour éviter d’être vus par une patrouille allemande marchant au pas dans la rue.

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Le danger étant passé, ils se remettent en chemin et arrivent finalement à une grande bâtisse vide où l’homme déverrouille la porte de derrière et guide Carlson à l’étage vers une chambre à l’arrière. Il ferme les lourdes draperies puis allume une bougie, quittant momentanément l’aviateur pour aller lui chercher des couvertures. Carlson s’affale sur le lit, enlève une chaussure et constate que son pied est gonflé et est d’une couleur bleue/noire jusqu’à la cheville. Handicapé par les brûlures à sa main, il ne parvient pas à défaire l’autre chaussure, que l’homme dégage en coupant les lacets. De plus, Carlson souffre de blessures internes et son urine et ses selles sont teintées de sang, problèmes qui le poursuivront pendant plusieurs jours.

L’homme le quitte pour un bon moment, mais revient avec du café et du pain et ce n’est qu’à ce moment là qu’il donne son prénom : Henri. Henri CNUDDE est chargé de garder cette maison appartenant à des parisiens et y repasse une fois par jour pour apporter de la nourriture à Carlson qui se débrouille pour en faire trois repas pour la journée. Contrairement à ses co-équipiers, ce dernier ne peut être évacué plus rapidement, les traces de ses brûlures au visage étant trop visibles encore et pourraient trop attirer l’attention.

Après un séjour d’une semaine dans cette maison, Henri CNUDDE décide qu’il est temps que Carlson puisse avoir enfin un repas chaud. Comme Carlson ne peut toujours pas mettre son pied au sol, Henri le porte sur son dos pour traverser la rue du Colâ et se rendre chez ses parents au numéro 70. L’aviateur y fait là la connaissance de l’épouse d’Henri et de leur jeune fils.

Au cours du repas, Carlson leur dit où ils pourront trouver son parachute, sa soie pouvant être utilisée pour confectionner des chemises, le textile étant de plus en plus rare. Henri lui apprend que ses co-équipiers Arthur Pickett, George Janser et Fred McManus sont morts, cachant momentanément les circonstances du décès de Jerome Nawracaj. Il donne également des nouvelles de Robert Grimes, blessé et d’Harold Sheets et Robert Metlen, cachés ensemble dans une ville à quelque distance de Stambruges, mais que Carlson ne pourra pas rejoindre, vu l’état de ses blessures. Après le repas, CNUDDE reprend Carlson sur son dos pour le ramener dans sa cachette.

Un matin, à la fin novembre, comme Carlson peut à présent mieux marcher, Henri lui apporte des vêtements civils en lui disant de se tenir prêt à partir, l’organisation (Comète) préparant son voyage vers la France. Vers midi, arrive une Buick modèle 1936 avec deux hommes à bord et Carlson et Henri montent à l’arrière. La voiture les amène à un magasin de vélos à Frasnes-lez-Anvaing où les autres quittent Carlson, qui partage le repas avec les propriétaires. Ces derniers ont un fils de 20 ans, actif dans la Résistance et participant à des actions de sabotage. Malheureusement, Carlson ne s’est pas souvenu de leur nom, pour autant qu’il l’ait jamais su, et ne dispose que de la photo du jeune homme et de ses parents, connus simplement comme «Maman et Papa». Carlson apprendra en septembre 1946 que «Papa», résistant également, avait été arrêté par les Allemands, mais avait pu retrouver la liberté lors de l’arrivée des troupes alliées à Frasnes le 3 septembre 1944…

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Sur cette photo, il s'agit de la Famille Cnudde ,  de gauche à droite,

Henriette

Jeanette et son mari ainsi que leur fils

Henri et Marguerite Cnudde

 

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Sur cette photo 

Odette Baton , Chuck , Henri Cnudde (père de Guy)

 

Lire la suite sur le lien 

 http://www.evasioncomete.org/fcarlsocv.html

 

Aujourd'hui encore La Famille Carlson entretient toujours de parfaites relations avec la famille Cnudde. Hommage rendu sur la sépulture de Henri Cnudde ce 24 10 2017

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Avec l'autoristaion de 2 familles

 

 

 

le Réseau Comète 

Source Wikipédia

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Le réseau Comète est un groupe de résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Actif en Belgique et en France, ses membres ont aidé les soldats et aviateurs alliés à retourner au Royaume-Uni.

La ligne fut fondée par la Belge Andrée De Jongh aidée de son père, Frédéric De Jongh en .

La ligne commençait à Bruxelles où les hommes étaient nourris, vêtus et recevaient de faux papiers d'identité avant d'être cachés. Le réseau les guidait ensuite vers le sud par la France occupée jusqu'en Espagne neutre et Gibraltar (sous contrôle britannique).

Le réseau fut infiltré par des agents doubles à la solde de l'AbwehrJacques Desoubrie conduisit à l'arrestation et à la déportation de 150 pilotes alliés qui avaient rejoint le réseau Comète. En tout, ce sont plus de mille arrestations qui doivent lui être attribuées. Il infiltra le réseau en avril 1943 mais en fut écarté à la suite d'un contact qu'il avait eu avec Prosper Dezitter. Il revint à deux reprises encore, sous de fausses identités et conduisit au démantèlement quasi complet du réseau bruxellois en janvier-février 1944.

Le débarquement allié étant en préparation, il fut décidé de ne plus exfiltrer les pilotes alliés mais de les acheminer dans des camps secrets dans les Ardennes belges et à Fréteval près de Châteaudun. Cette opération fut appelée Sherwood en Angleterre et Marathon sur le continent. Elle ne fut jamais éventée.

 

 

 

En mai 2018 

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Lien permanent Catégories : 1943 le Bombardier abattu, 1943 le Bombardier abattu, 5-5 EN TEMPS DE GUERRE, 5-5 EN TEMPS DE GUERRE, 8 FIGURES LOCALES, Famille Cnudde, Patriotes, Patriotes 3 commentaires

Commentaires

  • Bonjour,

    Pour les personnes intéressées, je me permets de signaler que ce crash a fait l'objet d'un article assez détaillé, en deux volets (2012/A et 2012/B), faisant partie d'une série relatant sept chutes d'avions dans la région d'Harchies pendant la seconde guerre mondiale.

    Ci-dessous, vous voudrez bien trouver la bibliographie concernant ces publications. Un dernier article, non repris dans la liste et se rapportant à un Invader A26-B et à un autre avion américain, paraîtra en 2017 dans le quatrième numéro de Coup d'oeil sur Beloeil.

    Bonne lecture,

    Jean Dufrasnes

    Dufrasnes J., Dufrasnes É. & Parent S., 2011. À propos de sept avions tombés durant la seconde guerre mondiale à Harchies et à proximité - 1ère partie, Mercuriale, Mélanges XXVI, p. 29-42.

    Dufrasnes É., 2012/A. À propos de sept avions tombés durant la seconde guerre mondiale à Harchies et à proximité - 2ème partie, Mercuriale. Mélanges XXVII, p. 23-34.

    Dufrasnes É., 2012/B. À propos de sept avions tombés durant la seconde guerre mondiale à Harchies et à proximité - 2ème partie, suite, Mercuriale, Mélanges XXVIII, p. 37-58.

    Dufrasnes J. & Dufrasnes É., 2013. À propos de sept avions tombés à Harchies et à proximité durant la seconde guerre mondiale - 3ème partie. Un Junkers 88 s’abat « Aux Barrières Bleues » à Stambruges. Coup d’œil sur Belœil, 17, n° 136, p. 298-308.

    Dufrasnes J. & Dufrasnes É., 2016. À propos de sept avions tombés à Harchies et à proximité durant la seconde guerre mondiale - 4ème partie. Harchies, un avion allemand s’écrase au lieu-dit « Catignier ». Coup d’œil sur Belœil, 19, n° 145, p. 7-24.

  • Bonsoir et merci à vous

  • Concernant Charles Carlson : petite mise au point !
    Cela ne peut être de lui dont Marcel Dath parle, étant donné que Charly n'est jamais revenue ni son épouse.
    Ce sont ses petite fillle et fille qui reviennent !!

Les commentaires sont fermés.