5-5 EN TEMPS DE GUERRE - Page 2

  • Cortège 1919 ?

    Imprimer

    Photos Archives de Monsieur Louis Populaire, scannées aimablement par son fils Francis

    cortège 1.jpg

     

    cortège 2.jpg

     

    cortège 3.jpg

     

    Cortège 4.jpg

    Lien permanent Catégories : 1-A ARMISTICE, 1919 Armistice, 5-5 EN TEMPS DE GUERRE, Photos souvenir 0 commentaire
  • Soldats au Calvaire

    Imprimer

    Photos Archives de Monsieur Louis Populaire, scannées aimablement par son fils Francis

    Soldats à la chapelle du buisson.jpg

    Lien permanent Catégories : 5-5 EN TEMPS DE GUERRE, 7- HISTOIRE et VISITES, Chapelle : Le Calvaire, Photos souvenir 0 commentaire
  • Michel Raulier : La presse clandestine Belge pendant la première guerre mondiale

    Imprimer

     

    La presse clandestine Belge pendant la

    première guerre mondiale

     

    Il y a quelques années un ami, en partance pour l’étranger, me remit quelques documents ayant circulés pendant la grande guerre au sein de la région montoise. Après analyse, ceux-ci se révélèrent d’un intérêt non négligeable témoignant d’un aspect méconnu du premier conflit mondial au cœur des territoires occupés.

    Début du vingtième siècle, la presse est le seul moyen de diffusion d’idées et d’opinions et bien que revendiquant sa liberté d’expression, elle se trouve souvent censurée afin de préserver le peuple de pensées subversives. Jusqu’à l’occupation germanique, notre presse se soumet de bonne grâce à la censure militaire belge, mais dès l’invasion de notre patrie, la plupart des journaux cessèrent de paraître, adoptant la devise « plutôt souffrir que trahir ». Néanmoins, certains continuèrent leurs diffusions souvent avec la collaboration de publicistes allemands en acceptant ainsi le dictat de l’occupant.

    L’année 1915 vit apparaitre une presse clandestine, fruit d’intellectuels et de membres du clergé qui risquaient par cette action patriotique la détention ou pire la peine capitale. On comptera jusqu’à septante journaux illégaux bravant la censure ennemie, ils auront une diffusion plus ou moins large, certains ayant une vie éphémère tandis que d’autres paraissant jusqu’à la fin du conflit.

    Parmi les précieux documents en ma possession, il y en a un particulièrement intéressant par sa rareté et sa diffusion assez réduite, il s’agit du numéro un du Belge l’organe des vrais patriotes. Journal clandestin décrit en ces termes par Bernadette Schmitz en 1974 dans son mémoire sur la presse clandestine de la grande guerre1 :

     

    Titre : Le Belge

    Sous-titre : L’organe des vrais patriotes

    Devise : «Flamands, Wallons, ce sont que des prénoms. Belge est le nom de famille »

    Fondation : le 15 aout 1915.

    Direction : Jules Carlier, président du comité central industriel de Belgique.

    Impression : probablement à Bruxelles, Mr De Staerke imprima le numéro quatre et fut arrêté.

    Périodicité : totalement irrégulière, très peu d’exemplaires par numéro.

    Nombre de numéros parus : Sept (d’aout à novembre 1915).

    Format : 22x14.

    Nombre de pages : huit à douze.

    Tendance : Le journal dénonce les atrocités allemandes, mensonges, massacres et l’usage des gaz asphyxiants. Il fait l’éloge de l’armée Belge et informe les Belges du règlement de la Haye ignoré par les allemands.

    Collection : La bibliothèque royale de Belgique possède les numéros deux à six 2

    Remarque : il n’est pas certain que les numéros un et sept aient existé3

     

    journal.jpg

     

    Le premier numéro parait le 15 aout 1915, cinq articles que nous allons analyser ci-dessous et un poème patriotique constituent cette première publication.

    Le titre ne laisse aucun doute sur la nature de ces quelques feuilles : Le BELGE organe des vrais patriotes, à répandre et distribuer, nous nous trouvons bien en présence d’un journal clandestin publié au nez et à la barbe de l’ennemi.

    Le premier article « A nos compatriotes », tire à boulets rouges sur la presse officielle et dénonce les mensonges de celle-ci tout en signalant qu’une alternative existe, rétablissant ainsi la réalité. Il s’agit ici que d’une entrée en la matière !

    La suite reste sur la même lignée, « anniversaire » fustige l’envahisseur, qui en se faisant passer pour une victime, attaquée de partout, justifie ainsi l’invasion de notre pays. Encore une fois, ce numéro rétabli la réalité en démontant point par point les arguments ennemis et dénonce les tentatives de paix trop favorables à l’envahisseur.

    « La reprise des affaires » traite des aspects économiques, signalant au passage le pillage de la machine économique belge, entrainant faute d’emploi les ouvriers dans la misère4.

    «Le 4 août »  dénonce le couvre-feu dont sont victimes les Belges suite à une publication patriotique qui préconisait les différentes façons de célébrer le 4 et 20 août, la réponse de l’occupant ne se fait pas attendre : dès 19 heures, interdiction de circuler ou de se rassembler, les contrevenants risquant de fortes amendes voire l’emprisonnement.

    Le dernier article critique un ouvrage, La conquête de la Belgique, écrit par le major Von Strantz, ce dernier tentant de justifier les atrocités allemandes. Les envahisseurs se plaignent d’avoir affaire à une armée belge soutenue massivement par les civils, hommes et femmes n’hésitant pas à prendre les armes contre les forces ennemies. Les allemands disent ne pas faire face à une nation civilisée, où le soldat combat le soldat5. Ce sera là le justificatif des massacres perpétrés contre la population civile6.

    Michel Raulier

    1 Bernadette Schmitz, La presse clandestine de la Grande Guerre. Essai d’identification des périodiques belges clandestins et analyse de trois d’entr’eux au cours de l’année 1918, Bruxelles, 1974 (mémoire de l’Institut supérieur d’études sociales de l’Etat).

     

    2 Actuellement, la Bibliothèque royale de Belgique possède tous les numéros de cette publication.

     

    3 Remarque n’étant plus d’actualité.

     

    4 A la fin de 1916, les autorités communales seront sommées d’établir les listes de sans-emplois. Dès octobre, certains connaitront la déportation en Allemagne afin de combler le manque de main d’œuvre dont a besoin la machine industrielle germanique. Dans le nord de la France, d’autres seront affectés à des travaux militaires, mon grand-père paternel, originaire de Tertre, fera partie de ces derniers. Il sera détenu au camp de Locquignol dans des conditions inhumaines, connaitra le froid et la faim, contraint à creuser les tranchées allemandes à proximité du front. Il sera finalement libéré par les anglais en 1918.

     

    5 La peur du franc-tireur trouve son origine aux souvenirs de la guerre franco-prussienne de 1870.

     

     

    6 Du 5 au 26 aout 1914, l’armée impériale allemande passa 5000 civils par les armes dans une centaine communes de Wallonie et y détruisit près de 15000 maisons.

     

    Lien permanent Catégories : 1914-1918, 5-5 EN TEMPS DE GUERRE 1 commentaire
  • 1914-1918

    Imprimer

    À Stambruges, contrôle allemand des papiers d’identité de MM. Dramais et Amorison.

    BELOEIL - Depuis sa création en 1830 et lors du conflit de 1870, la Belgique a toujours pu rester neutre. Au grand étonnement des Belges, l’invasion de 1914 a violé ce principe sacré.

    Alors qu’en cette fin juillet 1914, au château de Belœil, se réunissait la noblesse à l’occasion du centenaire du prince de Ligne, quelques jours plus tard, appel à mobilisation des troupes était lancé. Finie l’insouciance de la Belle Époque, le monde éclate.

    Revenant de la bataille de Mons où ils se sont battus contre les Anglais, les Allemands s’installent à Belœil. En nombre, ils logent dans les familles belœilloises. Dans un premier temps, fermées, les usines et bonneteries sont contraintes de reprendre leurs activités au profit des occupants, au grand dam des habitants qui rechignent à travailler pour l’ennemi.

    Les Allemands construisent aussi un aérodrome au niveau du carrefour du Lancier et un poste de commandement, dont le pouvoir se substitue à celui des autorités locales.

    Fin 1916, les conditions d’occupation se durcissent. Les chômeurs risquent à tout moment le travail obligatoire en Allemagne ou vers les zones de front. Les recensements sont nombreux, violents. Les cartes d’identité deviennent obligatoires même pour se rendre à l’école à Péruwelz. Le risque de représailles est omniprésent. C’est le règne de la terreur. Il est interdit de circuler à vélo ou en auto ou de prendre des photos. Une monnaie est même créée localement pour pallier le manque de liquidités.

    Le réseau de la Rose Blanche s’organise mais la présence massive de soldats allemands freine sa progression. En opposition au régime, un journal, La Libre Belgique, circule sous les manteaux.

    À l’hiver 1918, l’hiver est rude, la faim taraude le peuple, les Allemands agissent durement sous la pression du front. Sur les champs de bataille, les combats meurtriers font tomber les soldats dont les monuments aux morts, érigés très rapidement après la guerre, sont les témoins.

    La source: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140127_00423724

    BELOEIL - Depuis sa création en 1830 et lors du conflit de 1870, la Belgique a toujours pu rester neutre. Au grand étonnement des Belges, l’invasion de 1914 a violé ce principe sacré.
    LAVENIR.NET

     

    Lien permanent Catégories : 1914-1918, 5-5 EN TEMPS DE GUERRE 0 commentaire
  • 1914 1918

    Imprimer

     

    Ce magnifique cliché date de décembre 1918. On y voit le roi George V défiler en vainqueur à Stambruges lors de la Libération.

    Ce cliché date de Décembre 1918, on y voit le Roi George V défiler 

    Source : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140403_00458057

    BELOEIL - Avec le concours de la population, la Commune coordonnera une pléthore d’activités liées aux commémorations du centenaire de la 1re guerre.

    S’il doit bien entendu encore être peaufiné, le vaste projet prend déjà bien forme dans la cité des princes de Ligne. Des expositions, des lectures publiques, des séances de cinéma et autres conférences, tel est un petit condensé de l’ambitieux programme que coordonnera la Commune de Belœil à partir du 4 août prochain.

    Une date ô combien symbolique qui marquera d’ailleurs le coup d’envoi de 100 jours d’activités reliées aux commémorations de la Grande Guerre.

    «Nous avons été contactés il y a environ un an par l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine (ASPB), qui avait dans l’idée de monter une exposition fortement ancrée sur la guerre vécue à l’échelle de notre territoire », explique l’échevine de la Culture, Alicia Vandenabeele.

    De fil en aiguille, au gré des contacts noués avec les différentes forces vives, la chrysalide est devenue un joli papillon. Et ce n’est pas le récent refus de subsidiation de l’autorité régionale qui eut l’heur de couper les ailes à ce projet fédérateur et porteur de sens à tous les niveaux.

    Même la population s’est montrée particulièrement enthousiaste à l’idée d’apporter sa pierre à l’édifice, et ce en prêtant de bonne grâce des documents historiques gardés précieusement chez eux. «Cet engouement citoyen nous a confortés dans notre volonté de mettre sur pied des actions disséminées dans tous les villages de l’entité.

    Tout en mettant l’accent sur la dimension participative avec une quinzaine d’habitants directement impliqués dans l’opération. Sentir un tel retour est en tout cas un réel plaisir », se réjouit Mme Vandenabeele.

    Même si cette période de l’histoire leur apparaît sans doute très éloignée, les enfants du conseil communal s’impliqueront également en se penchant sur le quotidien des plus jeunes pendant l’occupation allemande. «Ce devoir de mémoire est aussi essentiel pour les jeunes car ils ne se rendent pas toujours compte du combat pour la liberté qui fut mené par les précédentes générations ».

    Du côté des associations et institutions locales, on sait déjà que la troupe folklorique des Pas D’La Yau planche actuellement sur un événement mettant l’accent sur les danses pratiquées en temps de guerre.

    L’horloge s’arrêtera le jour de l’Armistice

    L’Office du Tourisme compte pour sa part créer un parcours explicatif à travers tous les monuments aux morts, lesquels sont actuellement soumis à des travaux de restauration. Outre les Journées du Patrimoine et autres ciné-clubs qui rendront hommage au premier conflit mondial, les bibliothèques communales seront aussi partie prenante via l’organisation de lectures publiques.

    « Une écrivaine originaire de Québec évoquera notamment son bouquin intitulé ‘‘Les Dames du Chemin’’ dans lequel elle s’est centrée sur l’histoire d’un soldat disparu. En parallèle à cela, une exposition (documents sonores, vidéos, archives…) chapeautée par l’ASPB au foyer culturel vaudra le coup d’œilpuisqu’elle sera enrichie de pièces exceptionnelles. Certaines seront d’ailleurs entreposées dans des vitrines sécurisées tant leur valeur est importante », détaille notre interlocutrice.

    Cela ne s’invente pas, les 100 jours d’activités connaîtront leur épilogue le jour de l’Armistice, avec différentes cérémonies solennelles aux monuments aux morts pour clore l’opération.

    Lien permanent Catégories : 1914-1918, 5-5 EN TEMPS DE GUERRE 0 commentaire